Une gestation. Il y a neuf mois, j’avais les jambes coupées par le chagrin, et prononçait sans cesse “c’est bizarre”. Le deuil me tombait dessus, événement nouveau et violent dans un destin particulièrement épargné par les épreuves.
Me voici, neuf mois plus tard, après des hauts et des bas, avec un chagrin latent mais supportable. Je m’étonne souvent de la capacité humaine à rester debout. Autour de moi aussi, le monde est debout.
La peine, comme les détails des souvenirs, se régularise, s’harmonise, et, ma foi, se dissipe un peu. C’est à la fois effrayant et la preuve même que la vie prend le dessus. Une femme qui se souviendrait en détail de son accouchement recommencerait-elle? La vie est bien faite en somme.
Mais en ce jour, particulièrement, j’envoie plein de baisers au ciel, car la présence chaleureuse de mon babou me manque.
Je crois comprendre ce que tu ressens Juju et tu l’exprimes si bien en peu de mots finalement.
Je pense aussi à toi très fort ces jours car tu vas passer une étape importante de ta vie le 10 et je comprend que l’absence physique de ton papa te manque.
Je t’embrasse fort.
Soundra
Merci pour ton petit mot Sousoune! J’y réponds un peu tard, mais tes petits messages au fil de ces derniers mois sont toujours choux!
Gros becs