Alors que dehors tombent de gros flocons, que mijote un bon tajine, que brûle une délicieuse bougie, et que résonnent de joyeux rythmes dans mon petit chez moi, il me semble venu le temps de faire la bilan d’une année bien chargée. Elle ne ressemble pas du tout à celle que je désirais il y a de cela un an. La vie est pleine de surprises, d’imprévus, et c’est ce qui la rend somme toute passionnante.
Non, et étonnamment, mon bilan n’est pas sombre. Oui, 2008 restera toujours une année marquée au fer rouge parce qu’elle a commencé avec le décès de mon père, ou le premier vrai drame de ma vie qui fut jusque là sacrément épargnée par les épreuves. Cette année m’a rendue plus forte. Pas parce qu’elle m’a endurcie, mais parce qu’elle m’a permis de faire connaissance avec moi-même, et de reconsidérer mon rapport aux autres. Force est de constater que nous sommes multiples, changeants, mais qu’il n’est pas aisé d’en prendre vraiment conscience. J’ai aussi intégré l’importance du “carpe diem” que j’ai pourtant entendu toute ma vie durant. Rien n’est figé, tout bouge, la vie est ici et maintenant, et il est capital de relativiser. Sans toutefois être dans la négation de ce qu’il nous arrive et des sentiments qui nous viennent.
Non, ce ne fut pas une année de tout repos. Un mémoire à rendre, la trouille du futur, un licenciement dans les dents, des problèmes d’argent, la pression du chômage… ça a fait beaucoup en même temps. Je me suis laissée submerger plus d’une fois et me suis beaucoup plainte car j’en avais besoin, tout simplement. J’ai sûrement dû être pénible à supporter, comprendre, entendre, mais j’ai fait comme j’ai pu. J’ai dû lutter avec une boule mêlée de colère, de sentiment d’injustice et d’abandon qui s’est logée au fond de mon ventre. Petit à petit, je sens qu’elle s’amenuise, bêtement parce que j’accepte d’avoir de tels sentiments nuls. Non, nous ne sommes pas des saints, malgré toutes nos bonnes intentions, quelle découverte! Ha!
A tous ceux qui ont été là, je dis merci, du fond du coeur.
Mon horizon s’éclaire, la confiance revient, les projets et les envies aussi. Une seule résolution pour l’année 2009: voler vers la légèreté, au sens propre comme au figuré.
Je vous souhaite à tous et à toutes une belle nouvelle année!
ton post est touchant, je te connais pas mais je me reconnais dans certains de tes mots. la vie nous amène toujours des surprises, bonne ou mauvaise mais parfois on est pas toujours prêt à les recevoir.
j’espère que comme moi (si c’est pas fait) que tu trouvera du travail qui te plaise et cette année t’offrira des choix qui t’aiderons. vole vole fée boudoir!
Salut Véro et merci pour ton petit message sympa. Oui, cette année se profile gentiment, doucement. Elle a franchement l’air mieux que la précédente jusqu’ici!
A bientôt et belle année 2009 à toi aussi.
Une nouvelle fois merci pour tes mots, ptite soeur! C’est vrai que ça n’a pas été facile et que nous avons été chamboulés, mais ton message me fait plaisir car il est vrai que je m’inquiète pour toi, même si je ne le montre pas forcément. J’ai connu le “chomdu” est je sais que c’est une épreuve et que c’est très destabilisant. Mais je suis confiante et te sais débrouille; je suis certaine que tu vas trouver ta voie et t’épanouir professionnellement.
coachons-nous, on va les vaincre ces foutus gènes de gras, ha-ha-ha! Pour le reste, oui, la vie est belle malgré ses épreuves.
Je t’encourage pour ton envol, on en a parlé… les 3 filles “Conne” se retrouvent sur le même ULM (aïe!)
Je t’aime fort!