
Hé bien! Voilà longtemps que j’aurais dû écrire quelque chose. Ou du moins ça: “Me voilà licenciée en Lettres, littérature française, histoire de l’art, histoire et esthétique du cinéma”. C’est frime hein? Mémoire rendu, accepté, défendu. Yeah. Mais c’est déjà presque loin… A peine la chose imprimée et reliée, qu’elle m’a semblée absurde. Tout ça pour ça? Quelques larmes de soulagement qui bouclent la boucle des maux de dos, angoisses, insomnies, ou – cerise du le gâteau, si je puis dire – hémorroïdes. Oui, j’ose pousser l’exhibition en avouant ce que plein d’étudiants mémorants vivent lamentablement seuls sur leurs chaises.
Presque deux heures de défense que j’ai trouvées très intéressantes, une belle fête, une crève carabinée qui m’a appris les joies de l’aphonie, et un soulagement sous forme de chamboulements en tous genres sont mon lot depuis lors.
Qu’est-ce que je vais faire maintenant que je suis grande? Me voilà chômeuse professionnelle à temps partiel, tentant de trouver un job dans la culture, tout en me disant que je pourrais (ça changerait) me faire un peu de blé avec un boulot plus pépère, mais moins palpitant… L’histoire du beurre, de l’argent du beurre, et du cul de la crémière (sans rapport aucun avec le paragraphe précédent). On verra. Pour le moment, je vais d’offres d’emploi en rendez-vous, tout en tâchant de repratiquer un truc qui ressemble à du farniente. J’organise ma petite routine quoi.
Je tourne un peu en rond et ne sais pas trop ce que je me veux. Probable effet kiss cool dû à la fin d’un gros morceau, amplifié par ces derniers mois de marathon. D’ailleurs, grande question, blog encore ou plus blog du tout? Je me dis parfois que je perds trop d’énergie et de temps sur ce truc virtuel qui ouvre une fenêtre sur pas grand chose. Plutôt envie de m’encrer dans le présent et le réel, d’aller, seule, lire sous un arbre en prenant ce beau soleil d’automne, racheter un cahier et poser des mots dessus, prendre le train, regarder par la fenêtre, déambuler dans une expo, ou feuilleter un journal en me brûlant la langue avec un thé trop chaud. Me retrouver un peu, en somme, après une année qui fut aussi riche que difficile côté émotions.
Prochain blog je ne sais pas quand donc!